Avec Jacques Muller, dans les années septante, nous avons rêvé d'être des artisans et des colporteurs d'images :
Jacques jouait de la trompette tandis que je poussais notre petite carriole où étaient suspendues nos estampes fraîchement imprimées. Nous déambulions de village en village, à la grande joie des enfants, des amateurs d'almanachs et de calendriers. Pour quelques sous, les classes laborieuses nous achetaient sérigraphies et eaux-fortes dont elles allaient fièrement enluminer leurs demeures. Heureuse époque ! Depuis, les dures réalités de la crise nous ont forcés l'un et l'autre à nous reconvertir : nous sommes devenus des artistes.
Jean-Pierre Point